KAZAKHSTAN

Elena Zigangirova, analyste principale à l’Information-Analytic Centre (Astana), était au cœur du quatrième et actuel cycle du processus de Turin. Son organisation est le principal coordinateur des travaux réalisés au Kazakhstan sur le processus de Turin.

La mise en œuvre du processus de Turin a été facilitée par la création d’un groupe de travail qui réunit les principales parties prenantes de l’EFP au Kazakhstan, dont les représentants du ministère de l’éducation, du ministère de la santé et du développement social, du ministère du travail et de la chambre nationale des entrepreneurs ainsi que de l’Association des collèges.

«Après que l’ETF a introduit son nouveau cadre analytique, nous avons fait de même avec le groupe de travail», explique Elena Zigangirova. «Nous avons réfléchi à l’avance aux personnes qui pouvaient nous aider à atteindre cet objectif et à élaborer des questions. Chaque partie du groupe a accepté de fournir des informations spécifiques.»

Son centre a procédé à des recherches documentaires, rassemblé des informations détaillées fournies par les parties prenantes et les comités nationaux des statistiques, puis préparé le projet de rapport national du processus de Turin. Ce projet a ensuite été communiqué aux parties prenantes préalablement à une réunion ultérieure en vue de le réviser.

«Cette réunion s’est très bien déroulée et a donné lieu à une discussion des plus fructueuses permettant de vérifier la convergence de nos conclusions», souligne Yelena Zigangirova. «C’est la première fois que nous travaillons de cette manière sur le processus de Turin. Certains membres du groupe de travail étaient plus actifs que d’autres.»

Elle résume son expérience du processus de Turin en trois points: coopération, approche holistique et unité.

La méthode adoptée par le groupe de travail a favorisé la coopération et a permis de développer une approche holistique qui a amené l’unité entre les différents membres du groupe.

Yelena Zigangirova explique que la feuille de route du Kazakhstan en matière de développement de l’éducation – un rapport gouvernemental stratégique – est un outil utile permettant d’obtenir un aperçu de la situation du système.

«En principe, toutes les lois adoptées et tous les documents établis par le gouvernement sont intégrés à la feuille de route. Ce fut par exemple le cas de la ratification par le Kazakhstan, en 2015, de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Nous pouvons ensuite utiliser la feuille de route pour vérifier, grâce à des données factuelles, la mesure dans laquelle ce principe est respecté.»

Des références internationales, telles que les données de l’enquête PISA qui permettent de mesurer les résultats scolaires, sont également intégrées à la feuille de route. Il s’agit là d’un outil utile auquel peuvent recourir les établissements d’EFP ou les entreprises afin de voir si leurs étudiants ou employés sont à la hauteur.

Parmi les priorités pour l’avenir figurent l’approfondissement des dossiers du Kazakhstan sur l’inclusion sociale, l’élargissement de l’accès gratuit à l’éducation et la correction des déséquilibres régionaux en matière de possibilités de formation.

«Le processus de Turin nous aide à mettre le doigt sur nos forces et nos faiblesses ainsi que sur les domaines qui nécessitent une plus grande flexibilité.»


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