RÉPUBLIQUE DE SERBIE

Rade Erceg est enseignant d’EFP à l’école d’ingénieurs de Stara Pazova, située à 30 km au Nord de Belgrade, et membre du conseil national d’EFP représentant la plus grande confédération syndicale du pays, CATUS. Il est également coordinateur national du processus de Turin de l’ETF en Serbie.

Bien qu’aucun changement conceptuel ou stratégique majeur n’ait été observé dans l’EFP ces deux dernières années, les travaux préparatoires pour un cadre national des certifications (CNC) arrivent à leur fin: une nouvelle législation relative à un CNC devrait être prête pour approbation du parlement d’ici septembre 2017.

Le suivi et l’évaluation du processus de Turin, ainsi que des cinq objectifs à moyen terme en matière d’EFP des conclusions de Riga, a permis de renforcer la coopération entre le secteur de l’EFP, le ministère de l’éducation, de la science et du développement technologique, de l’éducation nationale et d’autres partenaires, y compris les organisations patronales et les syndicats.

Rade Erceg explique qu’il est «fier que le pays soit si près du CNC, de l’élaboration d’un nouveau système [éducatif] en alternance plus proche des besoins de l’économie et, bien sûr, de l’existence et du fonctionnement d’un conseil de l’EFP fondé sur un véritable dialogue social».

Il ajoute qu’il espère que le gouvernement ne commettra pas d’«erreur et que tout [ne sera pas] détruit, car les principales institutions contiennent des forces qui ne sont pas en faveur du dialogue social, mais prônent plutôt notre système centralisé strict».

Les priorités actuelles sont notamment les suivantes: veiller à ce que le CNC soit établi avec succès, à ce que les conseils sectoriels maîtrisent les exigences du marché du travail et à ce que de nouveaux programmes scolaires soient établis et comprennent davantage de formation pratique sur la base d’un système de formation en alternance.

Rade Erceg explique que l’un des plus grands défis en matière d’économie et de formation auxquels la Serbie fait face est la taille de l’économie informelle, indiquant que près d’un tiers des personnes travaillant dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de la restauration et de la construction sont employés officieusement. De bas salaires, un manque d’inspecteurs du travail et des frontières poreuses qui laissent libre cours à une contrebande intense de cigarettes, d’alcool et de textiles de grande valeur sont autant de facteurs qui compliquent la résolution du problème.

«Une pression ascendante peut être exercée sur les salaires et les conditions de travail afin de favoriser l’économie formelle et le développement des compétences de la main d’œuvre», explique-t-il.

Sur une note plus optimiste, un exemple récent de bonnes pratiques est «la participation accrue des employeurs à la mise à disposition de formations professionnelles dans le cadre de projets internationaux», dit-il, faisant référence à un projet associant la chambre serbe de commerce et le ministère du travail et des affaires sociales et qui vise à élaborer 51 nouveaux programmes de formation en alternance.


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