ÉGYPTE

Amr El Demerdash, directeur de la recherche et du développement (enseignement technique) auprès du ministère égyptien de l’éducation, explique que les travaux sur le processus de Turin ont souligné la nécessité de trois réformes essentielles en Égypte: le programme scolaire de l’EFP doit suivre une méthode fondée sur les compétences qui réponde aux «véritables exigences du lieu de travail»; le réseau national composé de 1 200 écoles techniques doit être mis à jour; et de nouveaux profils qui reflètent mieux les besoins du marché du travail doivent être introduits.

La mise à jour des écoles techniques a déjà débuté: 480 d’entre elles ont été financées grâce à un projet TVET II; 360 autres écoles le seront par des fonds nationaux provenant d’un programme sur trois ans et 27 écoles font actuellement l’objet d’une initiative spéciale du bureau du premier ministre, explique El Demerdash.

Selon Wael Abouelenein, ingénieur de formation au ministère de la main-d’œuvre, le programme, qui court jusqu’en 2025, n’est que la «première étape» d’une série de réformes en cours menées à l’aide des outils analytiques et statistiques du processus de Turin.

La mise en œuvre du processus de Turin en Égypte a permis d’identifier les faiblesses et les forces du pays.

Mohamed Fikry Abel Shafei, vice-président de la chambre des industries chimiques et président du Comité de l’enseignement technique et de la formation à la Fédération des industries égyptiennes, explique que les défis rencontrés par le pays comprennent la «fragmentation» et la réforme du cadre juridique de la formation avec des perspectives centrées sur la coopération et le partenariat.

«La fragmentation est un défi, mais en unissant les forces des principaux acteurs, nous pourrons résoudre la fragmentation des mesures de formation dont résulte l’actuelle pénurie de compétences», explique Abel Shafei.

Le processus de Turin a contribué à la mise en place du lancement d’un nouveau «géoportail» en ligne qui permettra aux utilisateurs d’accéder à un vaste éventail de données détaillées et approfondies sur les possibilités d’emploi et les sociétés, allant des petites entreprises familiales aux grandes sociétés, couvrant les industries égyptiennes et comprenant des secteurs clés comme les engrais, les vêtements et les textiles, la construction automobile et l’agriculture.

Un exemple de bonnes pratiques est le programme à 160 millions de livres égyptiennes (9,3 millions d’EUR) qui vise à fournir des formations de qualité qui satisfont aux besoins du marché du travail. Partie intégrante du plan stratégique national 2014-2030, le programme associe actuellement 116 établissements d’EFP spécialisés dans l’agriculture, le tourisme et l’hôtellerie. Il sera appliqué à 435 autres établissements dans les 18 prochains mois.


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