TADJIKISTAN

Subhon Achourov, doyen de la faculté des technologies de l’information sectorielle de l’Université technologique du Tadjikistan (Douchanbé), est un spécialiste indépendant qui assiste le groupe de travail du ministère du travail, de la migration et de l’emploi dans la préparation de son rapport national dans le cadre du processus de Turin.

Subhon Achourov explique que le Tadjikistan participe au processus de Turin depuis longtemps mais que l’année 2016 marque le début d’une période au cours de laquelle le pays s’est «approprié» le projet puisqu’il a rédigé pour la première fois son propre rapport du processus de Turin. En mars 2016, le premier ministre tadjik a créé un groupe de travail visant à rassembler les travaux de cinq groupes sectoriels se concentrant sur chacun des domaines prioritaires du processus de Turin: présentation et vision, demande du marché du travail, secteur social, efficience interne, et gouvernance et pratiques politiques.

«Chaque groupe sectoriel a collecté des documents et des statistiques et le groupe de travail s’est réuni cinq fois depuis le mois de mars», a déclaré Subhon Achourov lors du forum régional du processus de Turin pour l’Asie Centrale qui s’est tenu à Bichkek en septembre 2016.

Il a également déclaré que le premier projet de rapport national du Tadjikistan devait être prêt pour le mois d’octobre et que sa version circonstanciée serait produite à temps pour la conférence internationale du processus de Turin qui se tiendra à Turin en juin 2017.

Jusqu’à présent, le processus de Turin a permis aux membres du groupe de travail de tirer des enseignements essentiels quant à la manière d’analyser l’état de l’EFP au Tadjikistan. «C’est la première fois qu’un travail de ce type est mené par nos experts au ministère», souligne Subhon Achourov.

«Le fait de travailler nous-mêmes sur le rapport du processus de Turin nous permet de nous approprier les résultats qui en découlent.»

En quelques mots, «ce procédé améliore le potentiel des travaux réalisés par le ministère, soutient l’analyse et mène à des recommandations concrètes».

Subhon Achourov explique que le processus de Turin a déjà permis aux responsables de l’EFP au Tadjikistan de comprendre la nécessité de travailler sur des normes professionnelles et d’améliorer les programmes de mise en œuvre des réformes dans le système d’EFP. Le perfectionnement professionnel continu du personnel de l’EFP est primordial à cet effet.

Le processus de Turin ne consiste pas seulement à reconnaître les domaines du système d’EFP qu’un pays peut améliorer, mais également à déceler les bonnes pratiques. Le Tadjikistan a un bon exemple à ce sujet: la formation des adultes.

«Nous avons créé un système de formation pour adultes qui contribue grandement au perfectionnement professionnel de nos ressources en main-d’œuvre et dont les pays voisins ne disposent pas.»

D’après Subhon Achourov, un grand nombre de points restent à traiter afin de réformer l’EFP dans son ensemble. L’amélioration de la qualité du personnel de l’EFP figure parmi les priorités les plus importantes pour l’avenir.


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