LIBAN

Coordinateur national du processus de Turin, Georges Kalouche est conseiller au ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur à Beyrouth. Au Liban, le processus de Turin est coordonné par le ministère avec la participation de parties prenantes publiques et privées de l’EFP.

«Grâce au processus de Turin, la perception de l’EFP s’est éclaircie au Liban», explique-t-il. «Un plus grand nombre de facteurs [qu’auparavant] sont pris en considération».

Selon lui, les avantages du processus se résument comme suit: «enseignement tout au long de la vie, emploi et participation».

«L’enseignement tout au long de la vie n’a pas pour seul objectif l’obtention d’un certificat ou d’un diplôme, mais consiste plutôt en une formation continue tout au long de la carrière», dit Kalouche.

«Des emplois, ou fournir du travail aux diplômés de l’EFP sur le marché du travail, est selon moi le but ultime de l’enseignement et de la formation professionnels. Le processus est participatif: toutes les parties prenantes de l’EFP des secteurs public et privé participent à l’amélioration de l’EFP.»

Le niveau des jeunes diplômés de l’EFP au Liban s’est amélioré, de pair avec la plus grande attention accordée au secteur, ajoute-t-il, leur offrant «de meilleurs possibilités d’emploi».

Les principales priorités pour l’avenir sont d’inciter le Conseil supérieur de l’EFT à mettre davantage l’accent sur le rôle des secteurs privés et d’élargir le réseau national des centres de carrière de l’EFP. Un autre objectif clé est la création d’un système national d’information sur le marché du travail.

Rabih Sabra, directeur général de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont Liban, reconnaît que l’EFP doit être davantage aligné sur le marché du travail.

Il explique que les entreprises libanaises souffrent de «l’absence de stratégie nationale en matière d’EFP [et] de cadres formels afin que les employeurs et les partenaires sociaux s’engagent à contribuer à la gouvernance de l’EFP.»

Il est «nécessaire de mettre à jour les programmes scolaires et les qualifications de l’EFP de manière systématique afin de répondre aux exigences dynamiques du marché du travail et aux besoins changeants en matière de compétences», explique Sabra, soulignant la «concurrence agressive de la main d’œuvre syrienne» qui, selon lui, est «compétente et bon marché».

Il existe des exemples de bonnes pratiques, tels que le programme de l’entreprise Mitsulift, dans le cadre duquel des étudiants d’écoles techniques réalisent des formations d’un an à la fin desquelles ils sont engagés.

«La particularité de ce programme est que le secteur privé avait besoin de ce projet et l’a même financé», explique Kalouche. «Ce projet pourrait être reproduit dans différents secteurs de l’économie puisqu’il reflète la synergie créée entre les secteurs privé et public grâce à l’offre et à la demande du marché du travail.»


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