PALESTINE*

Issa Amro est responsable du groupe de travail de suivi et d’évaluation du ministère palestinien du travail et coordinateur national du processus de Turin.

La Palestine travaille sur le processus de Turin depuis 2010 et la participation d’Amro remonte à 2013. Son expérience antérieure dans la collecte des données pour le ministère au cours du cycle précédent du processus de Turin lui a permis de comprendre un processus qui fait participer les ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur, du travail, des affaires sociales, ainsi que des parties prenantes telles que la chambre de commerce et des organismes donateurs internationaux, notamment la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ, l’agence de coopération internationale allemande pour le développement), la Coopération technique belge (CTB, également appelée «Agence belge de développement») et l’ETF.

«Le processus de Turin nous a permis de suivre et de repenser notre système [d’EFP] et, par conséquent, de nous comparer à d’autres pays de la région.»

«Contrôle, évaluation et expérience (en termes de connaissances et de partage) résument le processus de Turin», dit Amro.

«Il nous aide à contrôler notre rendement, à avoir un retour d’informations continu, à nous concentrer sur notre objectif principal et à contrôler la portée de notre intervention», explique-t-il.

«Grâce au retour d’informations, nous pouvons évaluer nos progrès et, ainsi, reconnaître nos réussites et intégrer des mesures préventives et correctives. Nous sommes en mesure d’apprendre de notre expérience et de celle des autres pays.»

Le taux d’inscription aux établissements d’EFP est faible: entre 5 000 et 6 000 étudiants sur une population palestinienne totale de 4,3 millions de personnes. La division du territoire palestinien en deux parties (la Cisjordanie et la Bande de Gaza) et les violences chroniques entre Israël et la Palestine perturbent les perspectives économiques et pédagogiques. Le pays connaît un taux de chômage élevé chez les jeunes (près de 37 % des hommes entre 15 et 24 ans et 64 % des femmes dans la même tranche d’âge)* ainsi qu’une pauvreté très étendue. Les agents et parties prenantes continuent toutefois à travailler sur une réforme du système qui porte sur 10 écoles techniques de l’EFP et 15 écoles industrielles.

«Je suis très fier que nos parties prenantes soient invitées à participer à l’EFTP dans le secteur informel. Nos groupes techniques ainsi qu’une équipe de gestion travaillent ensemble», explique Amro.

Parmi les priorités figurent l’accent à mettre sur la création d’un conseil supérieur pour l’EFTP et l’élaboration d’un programme scolaire fondé sur les besoins du marché du travail qui permettra aux diplômés universitaires de se recycler ou d’entreprendre des études complémentaires orientées vers l’emploi.

Le ministère s’attèle actuellement à créer un système fiable de suivi et d’évaluation pouvant être utilisé pour améliorer la réforme du droit de l’EFP rassemblant tous les efforts des donateurs et des parties prenantes de l’EFTP. Le projet comprend des programmes visant à former une nouvelle équipe composée de 30 fonctionnaires chargés du suivi et de l’évaluation.

 

*Cette dénomination ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d’un État de Palestine et est sans préjudice de la position de chaque État membre sur cette question.

** https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/we.html 
https://www.cia.gov/library/publications/resources/the-world-factbook/geos/print_gz.html 


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