JORDANIE

Ayman Alwreikat est coordinateur du suivi et de l’évaluation au ministère jordanien du travail ainsi que coordinateur national du processus de Turin.

Le quatrième cycle du processus de Turin a débuté en mai 2016 en Jordanie, à la suite de la création de quatre groupes de travail. Après la collecte de données sur les politiques et sur le système d’EFP, un premier rapport national a été rédigé et soumis à un examen par des pairs du British Council et de l’Organisation internationale du travail (l’agence tripartite des Nations unies), qui réunit des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs dans le domaine de la promotion de la justice sociale et des droits de l’homme et du travail reconnus à l’échelle internationale.

Le rapport a ensuite été validé lors d’un atelier rassemblant les quatre groupes de travail.

Alwreikat explique que la mise en œuvre du rapport du processus de Turin constituait une phase d’apprentissage dans le cadre d’une «évaluation fondée sur des éléments probants» et ajoute que «le processus de Turin a permis l’analyse du statut et de l’évolution de la réforme et des politiques en matière d’EFP en Jordanie grâce à une évaluation fondée sur des éléments probants qui a tracé des indicateurs qualitatifs et quantitatifs ainsi que des références européennes et internationales. L’appropriation des résultats nous encourage, nous les pays partenaires, à renforcer les capacités et à évaluer nos propres politiques en matière d’EFP. »

Parmi les progrès accomplis, nous pouvons citer la création de programmes de formation satellites dans des régions rurales à l’intention des femmes, en particulier celles qui travaillent dans l’industrie du vêtement. «Dans le cadre de ce programme, des usines ont accepté de dispenser des formations sur le lieu de travail, d’engager des femmes pour une durée de 12 à 24 mois à la suite de leur formation et de leur verser au moins le salaire minimum, outre la sécurité sociale et les prestations sociales», ajoute-t-il.

Les employeurs reçoivent des subventions sur les salaires de 30 à 50 % de la part du gouvernement durant les 18 mois de la formation et contribuent aux frais de transport, de nourriture et de sécurité sociale. Les unités de production établies dans des zones rurales dans le cadre de ce programme occupent leur espace gratuitement au cours des cinq premières années.

Parmi les priorités pour l’avenir figurent la clarification des liens entre les politiques en matière d’EFTP(enseignement et formation techniques et professionnels) et la création d’emplois qui, selon lui, ne sont «pas claires» à l’heure actuelle, ainsi que l’amélioration de l’expertise dans les domaines techniques de l’EFP.

Une meilleure communication et une meilleure coordination avec l’équipe nationale d’EFP sont également requises.

La création de centres d’excellence en association avec les industries est un exemple de bonnes pratiques. Trois centres – l’un concentré sur la production pharmaceutique, l’autre sur l’eau et les services environnementaux et le dernier sur l’énergie renouvelable – dont la construction s’est élevée à deux millions de dinars jordaniens chacun (2,6 millions d’EUR), forment entre 200 et 300 étudiants chaque année. Huit autres sont en construction.

Avec un prix du pétrole presque aussi élevé en Jordanie qu’en Europe – l’équivalent de près de 1,18 € par litre – et 265 jours de soleil par an, le pays se concentre toujours plus sur les services environnementaux ainsi que sur l’énergie solaire et renouvelable que sur l’augmentation des opportunités du centre d’excellence.


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