AZERBAÏDJAN

Nigar Ismayilzada est responsable de la division de l’enseignement et de la formation professionnels initiaux (EFPI) du ministère azerbaïdjanais de l’éducation et coordinatrice nationale du processus de Turin.

Bien que l’Azerbaïdjan ait participé à tous les cycles du processus de Turin depuis son lancement en 2010, ce n’est que récemment que cette république riche en pétrole a initié une véritable réforme de son système d’EFP, avec l’adoption en 2016 d’une «stratégie nationale pour le développement de l’éducation» et d’une ordonnance du président datée du 16 mars 2016 relative à une «feuille de route stratégique sur l’économie nationale en matière de direction des secteurs économiques» portant sur l’établissement de huit secteurs clés visant à diversifier l’économie du pays. L’ordonnance, dans laquelle l’EFP figure en tant que secteur prioritaire, a donné un nouvel élan à la réforme.

«Par rapport aux années précédentes, nous observons un renforcement de la coordination et de l’engagement national ainsi que de l’engagement des parties prenantes et d’une série de ministères dans la rédaction du rapport du processus de Turin», explique-t-elle en faisant référence au ministère de l’éducation, au ministère de l’économie, au ministère du travail et de la protection sociale de la population et au Comité national des statistiques, ainsi qu’à la consultation de la Confédération nationale des employeurs et du ministère de l’agriculture.

«Stimulés par les réformes de l’EFP, nous nous concentrons sur plusieurs aspects et coordonnons différents organismes gouvernementaux ainsi que les secteurs sociaux et privés. Le processus de Turin est un très bon outil pour unir les forces et observer les défis et priorités sous différents angles.

Des réformes majeures ont été accomplies ces dernières années avec l’établissement d’agences gouvernementales pour l’EFP et pour la certification. La rationalisation des établissements d’EFP a débuté à Bakou et Gandja, la deuxième plus grande ville du pays, où 32 établissements d’EFP ont été fusionnés pour former 13 nouveaux centres nationaux d’enseignement professionnel, chacun d’entre eux portant sur une spécialisation particulière, comme le tourisme ou le transport.

Elle ajoute que l’impact du processus de Turin sur l’EFP en Azerbaïdjan peut se résumer comme suit: partage, évaluation comparative et hiérarchisation.

«Notre réforme de l’EFP n’en est qu’à ses débuts. Nous souhaiterions donc nous imprégner de l’expérience internationale d’autres pays et l’adapter aux besoins du nôtre comme, par exemple, les partenariats public-privé (PPP), l’élaboration de didacticiels et le contenu des programmes scolaires.»

L’évaluation comparative permet déjà aux décideurs politiques et aux professionnels en matière d’EFP de prendre la mesure des progrès accomplis et, ainsi, de définir des priorités dans des domaines tels que la pertinence du marché du travail, le développement de l’infrastructure, la réforme juridique et la gouvernance.

«En Azerbaïdjan, l’EFP se trouve dans une période de transition», ajoute-t-elle. «Nous sommes convaincus que nos efforts permettront d’établir un système efficace pour les générations futures et contribueront au développement économique.»


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